« Bertrand, on veut se lancer dans le Lean. Par où on commence ? »
Ma réponse est toujours la même : « Par un chantier 5S. » Et là, je vois souvent la déception dans les yeux. Mes interlocuteurs s’attendaient à quelque chose de plus… spectaculaire. Plus stratégique. Plus sexy.
« Juste ranger et nettoyer ? Vraiment ? On pensait faire de la VSM, du Kanban, du SMED… »
Je comprends cette réaction. Le 5S, ça semble tellement… basique. Presque insultant pour une entreprise qui veut « faire du Lean sérieux ».
Pourtant, après 15 ans d’accompagnement et des dizaines de transformations Lean, je peux vous affirmer une chose : les entreprises qui sautent l’étape 5S échouent dans 80% des cas. Celles qui commencent par là réussissent dans les mêmes proportions.
Dans cet article, je vais vous expliquer pourquoi le 5S n’est PAS ce que vous croyez, et pourquoi c’est le fondement absolu de toute démarche Lean réussie. Ce n’est pas une question d’ordre et de propreté. C’est bien plus profond que ça.
Le malentendu fondamental sur le 5S
Ce que les gens croient que c’est
La vision réductrice du 5S :
« C’est juste ranger, nettoyer et faire joli pour les visites clients. »
Cette phrase, je l’entends tout le temps. Et je comprends d’où elle vient.
Perception commune :
- Trier les outils inutiles
- Ranger les postes de travail
- Nettoyer les sols
- Faire des marquages au sol colorés
- Prendre des photos avant/après pour LinkedIn
Résultat attendu : Un atelier qui fait propre sur les photos.
Le problème ? Cette vision passe complètement à côté de l’essentiel.
Ce que c’est vraiment
Le 5S est le premier laboratoire de transformation culturelle.
Ce n’est pas un projet de ménage. C’est :
- Un test de la capacité de l’entreprise à changer
- Une formation pratique aux principes Lean fondamentaux
- Un révélateur des résistances organisationnelles
- Une démonstration tangible que l’amélioration est possible
Bernard Corre, expert Lean reconnu, le dit clairement dans son analyse : le 5S est le thermomètre de votre capacité à faire du Lean.
L’erreur fatale des débutants
L’entreprise qui veut « brûler les étapes » :
J’ai accompagné une PME qui voulait absolument mettre en place un système Kanban sophistiqué dès le premier mois.
« Le 5S ? On n’a pas le temps. On a des vrais problèmes à régler. »
6 mois plus tard :
- Kanban abandonné (personne ne le maintenait)
- Équipes démotivées (trop complexe, trop vite)
- Direction désabusée (« Le Lean, ça ne marche pas chez nous »)
Pourquoi l’échec ? Ils ont voulu construire le 3ème étage avant les fondations.
Les 5 vraies raisons de commencer par le 5S
Raison 1 : C’est VISIBLE, donc c’est mobilisateur
Le pouvoir de la preuve immédiate :
Avec le 5S, les résultats sont visibles en quelques heures. Pas besoin d’attendre 6 mois pour voir la différence.
Avant le chantier :
- Outils dispersés, 5 minutes pour trouver une clé
- Zones de passage encombrées
- Temps perdu à chercher
Après le chantier :
- Chaque outil à sa place, 10 secondes pour le trouver
- Flux fluides et sécurisés
- Gain de temps immédiat et mesurable
Impact psychologique : Les équipes voient que le changement est possible. Elles en sont les acteurs directs.
Exemple concret :
Chez un client métallurgie, premier chantier 5S sur une zone de 50m² :
- Avant : 47 minutes/jour perdues à chercher outils et pièces
- Après : 8 minutes/jour
- Gain : 39 minutes × 3 opérateurs = 117 minutes/jour récupérées
- Sur un an : 450 heures = 11 semaines de travail retrouvées
Les opérateurs ont vu ce gain immédiatement. Leur réaction ? « Si on peut faire ça partout, on va gagner combien ? »
Le 5S crée le désir d’amélioration.
Raison 2 : Ça révèle les problèmes cachés
Le principe du « rendre visible l’invisible » :
Tant que votre atelier est en désordre, les vrais problèmes restent cachés sous le bazar.
Ce que le 5S révèle :
Les stocks cachés : En rangeant, vous découvrez des palettes oubliées depuis 2 ans. Valeur ? 50 000€ de matières immobilisées.
Les équipements défaillants : En nettoyant une machine, vous découvrez une fuite d’huile qui dure depuis des mois. Coût de la casse future évitée ? Inestimable.
Les zones dangereuses : En organisant les flux, vous réalisez que les chariots croisent les piétons 50 fois/jour. Accident évité ? Impossible à chiffrer mais critique.
Les gaspillages systémiques : En standardisant les postes, vous voyez que chaque opérateur travaille différemment. Potentiel de standardisation ? Énorme.
« Sans 5S, vous ne pouvez pas voir les problèmes. Sans voir les problèmes, vous ne pouvez pas les résoudre. »
Taiichi Ohno (père du TPS)
Le 5S est comme allumer la lumière dans une pièce sombre. Vous découvrez ce qui était toujours là mais invisible.
Raison 3 : C’est un apprentissage des fondamentaux Lean
Le 5S comme école pratique :
Chaque « S » enseigne un principe Lean fondamental que vous réutiliserez dans tous vos chantiers futurs.
1. SEIRI (Trier) = Éliminer les gaspillages
- Apprendre à distinguer le nécessaire du superflu
- Principe : « Si tu ne l’as pas utilisé depuis 6 mois, tu n’en as pas besoin »
- Fondement Lean : Élimination du « muda » (gaspillage)
2. SEITON (Ranger) = Optimiser les flux
- Positionner chaque élément au plus près de son utilisation
- Principe : « Une place pour chaque chose, chaque chose à sa place »
- Fondement Lean : Réduction des déplacements inutiles
3. SEISO (Nettoyer) = Inspection et maintenance
- Nettoyer c’est inspecter, détecter les anomalies
- Principe : « Nettoyer, c’est aussi maintenir »
- Fondement Lean : Maintenance autonome (pilier TPM)
4. SEIKETSU (Standardiser) = Créer des standards
- Formaliser les bonnes pratiques
- Principe : « Ce qui n’est pas standard ne peut être amélioré »
- Fondement Lean : Standardisation comme base de l’amélioration
5. SHITSUKE (Pérenniser) = Discipline et amélioration continue
- Maintenir dans le temps et améliorer continuellement
- Principe : « Le changement est un processus, pas un événement »
- Fondement Lean : Culture Kaizen
En faisant un chantier 5S, vous apprenez TOUS ces principes de manière concrète. C’est votre formation Lean gratuite et terrain.
Raison 4 : Ça teste votre culture et vos résistances
Le 5S comme diagnostic organisationnel :
Le 5S révèle instantanément la capacité de votre entreprise à changer.
Ce qu’un chantier 5S vous dit sur votre organisation :
Test 1 : Implication du management
- Les managers participent-ils physiquement au chantier ?
- Ou restent-ils dans leurs bureaux en attendant le résultat ?
Test 2 : Résistance au changement
- Les équipes acceptent-elles de changer leurs habitudes ?
- Quels sont les arguments de résistance ?
Test 3 : Collaboration transverse
- Production, maintenance, qualité travaillent-ils ensemble ?
- Ou chacun défend son pré carré ?
Test 4 : Capacité à maintenir
- Le 5S tient-il après 1 semaine ? 1 mois ? 3 mois ?
- Ou retour à l’état initial dès que le consultant est parti ?
Exemple révélateur :
Chez un client, le chantier 5S a révélé que :
- Le chef d’atelier refusait de participer (« c’est du boulot d’ouvrier »)
- Les opérateurs voulaient garder « leurs » outils (« on ne sait jamais »)
- La maintenance ne voulait pas standardiser (« chaque machine est différente »)
Conclusion ? Cette entreprise n’était pas prête pour une transformation Lean. Le 5S nous l’a montré avant d’investir des mois dans des chantiers complexes voués à l’échec.
Nous avons d’abord travaillé la culture, puis relancé le 5S avec succès 6 mois plus tard.
Le 5S est votre test de grossesse Lean. Il vous dit si vous êtes prêt ou non.
Raison 5 : Ça crée les premiers ambassadeurs
Le pouvoir de l’expérience vécue :
Vous pouvez parler du Lean pendant des heures en formation. Rien ne vaut le fait de le vivre concrètement.
Ce qui se passe pendant un chantier 5S :
Jour 1 – Scepticisme : « Encore un truc de consultant. Ça va durer 2 semaines puis retour à la normale. »
Jour 2 – Surprise : « En fait, c’est nous qui décidons comment organiser notre poste. On nous écoute vraiment. »
Jour 3 – Fierté : « Regardez ce qu’on a fait ! C’est quand même plus agréable maintenant. »
Semaine 2 – Évangélisation : « Les autres équipes devraient faire pareil. On pourrait les aider ? »
Les opérateurs qui participent au premier 5S deviennent vos meilleurs ambassadeurs pour les chantiers suivants.
Témoignage vécu :
Dans une usine agroalimentaire, après le premier chantier 5S :
- 3 opérateurs ont demandé à être formés Green Belt
- 2 équipes ont spontanément lancé leur propre chantier 5S
- Le syndicat (initialement hostile) est devenu supporteur
Pourquoi ? Ils avaient vécu l’amélioration, pas juste entendu parler du Lean.
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Comment lancer votre premier chantier 5S (la méthode qui marche)
Étape 1 : Choisir LA bonne zone pilote
Critères de sélection essentiels :
Ce qu’il FAUT :
- Zone visible (passage fréquent, visiteurs)
- Impact rapide mesurable (gains temps, sécurité)
- Équipe volontaire et ouverte
- Périmètre limité (20-50m² max pour commencer)
- Problèmes évidents mais pas insurmontables
Ce qu’il NE FAUT PAS :
- La zone « catastrophe » impossible à améliorer
- L’équipe la plus résistante (gardez-la pour plus tard)
- Un périmètre trop vaste (dispersion)
- Une zone sans enjeu (pas d’effet démonstration)
Mon conseil d’expert : Choisissez une zone où le succès est hautement probable. Vous aurez besoin de cette victoire rapide.
Étape 2 : Préparer le lancement (les clés du succès)
La préparation fait 50% de la réussite :
Communication en amont (2-3 semaines avant) :
- Expliquer le pourquoi du 5S (pas juste le comment)
- Présenter les bénéfices pour les équipes (pas juste l’entreprise)
- Rassurer sur le fait que c’est fait AVEC eux, pas POUR eux
- Impliquer dès la phase de préparation
Formation juste-à-temps (1-2 jours avant) :
- Théorie 5S : 30 minutes max
- Exemples visuels : avant/après d’autres entreprises
- Bénéfices attendus : gains temps, confort, sécurité
- Déroulement du chantier : qui fait quoi, quand
Logistique :
- Matériel : étiquettes, marqueurs, pochoirs, peinture
- Temps dédié : 2-3 jours complets (pas « entre deux productions »)
- Support management : présence physique indispensable
Étape 3 : Réaliser le chantier (jour J)
Déroulement type d’un chantier 5S de 2 jours :
Jour 1 Matin – SEIRI (Trier) :
- 9h-10h : Sortir TOUT du poste
- 10h-12h : Tri impitoyable (garder/jeter/déplacer)
- Règle : Si pas utilisé depuis 6 mois → éliminer
Jour 1 Après-midi – SEITON (Ranger) :
- 13h-15h : Définir la place de chaque élément
- 15h-17h : Créer les supports (panneaux outils, marquages)
- Principe : Accessibilité optimale, fréquence d’usage
Jour 2 Matin – SEISO (Nettoyer) :
- 9h-11h : Nettoyage approfondi (murs, sols, machines)
- 11h-12h : Inspection et détection anomalies
- Attention : Nettoyer = inspecter, pas juste faire joli
Jour 2 Après-midi – SEIKETSU (Standardiser) :
- 13h-15h : Photos avant/après, plan de la zone
- 15h-16h : Rédaction du standard (qui fait quoi, quand)
- 16h-17h : Présentation aux autres équipes
Jour 2 Fin – SHITSUKE (Pérenniser) :
- Plan d’audit : qui vérifie, à quelle fréquence
- Indicateurs : taux de respect du 5S
- Amélioration : comment faire évoluer
Astuce de coach : Prenez des photos toutes les heures. L’évolution visible motive les troupes.
Étape 4 : Pérenniser (le vrai défi)
Statistique qui fait peur : 70% des chantiers 5S retournent à l’état initial en moins de 3 mois.
Comment faire partie des 30% qui réussissent ?
Système d’audit structuré :
- Quotidien : Auto-évaluation de l’équipe (5 min)
- Hebdomadaire : Audit croisé inter-équipes (15 min)
- Mensuel : Audit management + amélioration (30 min)
Indicateur visuel simple : Tableau de bord 5S avec scoring de 0 à 5 pour chaque S.
- 0-2 : Rouge (alerte)
- 3-4 : Orange (surveillance)
- 5 : Vert (félicitations)
Système de reconnaissance :
- Célébrer les équipes qui maintiennent
- Partager les bonnes pratiques
- Améliorer continuellement les standards
Erreur fatale à éviter : Passer au chantier suivant en abandonnant le premier. Maintenez d’abord, déployez ensuite.
Les erreurs qui tuent un chantier 5S
Erreur 1 : Le faire « pour faire joli »
Le piège cosmétique :
J’ai vu des entreprises faire du 5S uniquement avant les audits ou les visites clients.
Symptômes :
- Chantier 5S express en 1 jour
- Focus sur l’apparence visuelle
- Zéro implication des équipes
- Retour à l’état initial dès le lendemain
Conséquence : Les équipes comprennent que c’est du théâtre, pas de l’amélioration. Cynisme garanti pour les prochaines initiatives.
Erreur 2 : Négliger le management visuel
Le 5S invisible :
Faire un super chantier 5S mais ne pas le rendre visible est une erreur classique.
Ce qui manque :
- Photos avant/après
- Standards affichés
- Indicateurs de suivi
- Reconnaissance publique
Résultat : Personne ne voit les bénéfices, donc personne ne valorise l’effort.
Erreur 3 : Oublier le « pourquoi »
Le 5S imposé :
« La direction a décidé qu’on fait du 5S. Point. »
Sans explication du pourquoi, les équipes voient ça comme une corvée supplémentaire.
Solution : Prendre le temps d’expliquer :
- Pourquoi c’est important pour l’entreprise
- Pourquoi c’est bénéfique pour eux personnellement
- Comment ça s’inscrit dans la vision long terme
Erreur 4 : Le management absent
Le 5S délégué :
Direction absente pendant le chantier, managers dans leurs bureaux.
Message envoyé : « Ce n’est pas important pour nous, mais faites-le quand même. »
Résultat : Zéro crédibilité, zéro engagement.
Solution : Participation physique du management au chantier. Pas de délégation possible sur le premier chantier.
Au-delà du 5S : la suite de votre démarche Lean
Quand êtes-vous prêt à passer à la suite ?
Checklist de validation :
Vous êtes prêt pour les chantiers suivants quand :
- Le 5S initial est maintenu depuis 3 mois minimum
- 3-4 équipes ont réalisé leur 5S avec succès
- Les audits 5S sont devenus routine
- Des améliorations spontanées émergent des équipes
- Le vocabulaire Lean est utilisé naturellement
- La direction comprend et soutient activement
Si tous les critères ne sont pas cochés, continuez le déploiement 5S. Ne précipitez pas.
La progression logique post-5S
Après le 5S maîtrisé, l’ordre naturel :
Étape 2 : Management visuel et standards
- Tableaux de bord terrain
- Standards de travail
- Système d’alertes visuelles
Étape 3 : Résolution de problèmes
- Méthodologie 8D ou A3
- Chantiers d’amélioration ciblés
- Culture du PDCA
Étape 4 : Optimisation des flux
- VSM (Value Stream Mapping)
- Chantiers de flux
- Réduction des stocks
Étape 5 : Outils avancés
- SMED (réduction temps de changement)
- Kanban (gestion flux tirés)
- TPM (maintenance productive)
Principe directeur : Chaque étape s’appuie sur la précédente. Pas de saut possible.
L’approche Kaizen Up pour votre premier chantier 5S
Notre méthode éprouvée
Phase 1 : Diagnostic et préparation (1 semaine)
- Identification de la zone pilote optimale
- Évaluation de la maturité des équipes
- Préparation communication et logistique
- Formation des participants
Phase 2 : Chantier accompagné (2-3 jours)
- Présence terrain continue
- Coaching en temps réel
- Partage de bonnes pratiques
- Déblocage des situations complexes
Phase 3 : Mise en place du système de maintien (2 semaines)
- Création des audits et indicateurs
- Formation des auditeurs internes
- Planification du déploiement suivant
- Célébration et communication
Phase 4 : Suivi et amélioration (3 mois)
- Points réguliers d’avancement
- Ajustements des standards
- Support à distance
- Préparation du déploiement élargi
Ce qui nous différencie
Pragmatisme terrain : Nous adaptons le 5S à VOTRE réalité, pas l’inverse. Chaque entreprise est unique.
Formation par l’action : Vous apprenez en faisant, pas en écoutant des slides pendant des heures.
Transfert de compétences : Notre objectif : vous rendre autonome pour les chantiers suivants.
Approche humaine : Le 5S est d’abord une transformation culturelle. Nous travaillons l’adhésion avant la méthode.
Découvrez nos formations incluant :
- Formation 5S + chantier accompagné
- Kit de déploiement 5S (outils, templates, audits)
- Programme de déploiement multi-sites
- Certification d’auditeurs 5S internes
Conclusion : le 5S, passeport obligatoire pour le Lean
Revenons à la question initiale : Pourquoi commencer par le 5S ?
Parce que :
- C’est visible → ça crée le désir d’amélioration
- Ça révèle → ça montre les problèmes cachés
- Ça enseigne → ça forme aux principes Lean fondamentaux
- Ça teste → ça diagnostique votre culture
- Ça mobilise → ça crée vos premiers ambassadeurs
Le 5S n’est pas un projet de rangement. C’est le test de votre capacité à faire du Lean.
Les entreprises qui réussissent leur transformation Lean ont TOUTES commencé par des chantiers 5S solides. Celles qui ont échoué ont voulu aller trop vite.
Votre situation actuelle : Vous voulez lancer une démarche Lean mais ne savez pas par où commencer.
Votre prochaine étape : Un chantier 5S bien préparé, bien exécuté, bien maintenu.
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Profitez d’un échange de 30 minutes avec moi, Bertrand THAI, consultant spécialisé en déploiement Lean.